Voici treize ans, en 1999, une vraie révolution avait lieu sur le vieux continent : douze pays se dotaient d’une monnaie unique : l’euro. Il y a dix ans, en 2002, les citoyens la découvraient physiquement avec l’introduction des pièces et des billets.
Depuis, cinq autres pays l’ont adoptée portant à dix-sept les membres de la zone euro et à 322 millions le nombre d’Européens partageant la même unité monétaire. En treize ans l’euro est devenu la deuxième monnaie de réserve au monde avec 27 %, loin il est vrai derrière le dollar à 61 %, mais distançant désormais largement le yen et la livre sterling.
Dix ans de monnaie fiduciaire nous donnent l’occasion de faire un bilan et de tracer quelques perspectives. L’euro est beaucoup décrié et, en cette période de crise, les propos les plus contradictoires circulent à son sujet, certains allant jusqu’à le remettre en cause.
Et pourtant, malgré les attaques, bien que pour beaucoup il apparaisse comme le seul responsable de la hausse des prix, malgré sa cotation jugée trop élevée par rapport au dollar, ce qui plomberait nos exportations, aucun pays détenteur de l’euro ne s’en défait ; aucun gouvernement ne songe sérieusement à réintroduire une monnaie nationale.
Mieux, l’euro s’est vite imposé comme une référence et une monnaie crédible, utilisable dans le monde entier en alternative au dollar américain.
Alors, qu’en est-il aujourd'hui de cette monnaie adulée par les uns, honnie par les autres ? C’est ce à quoi les auteurs tentent de répondre en formulant des propositions qui tiennent compte aussi des défis qui nous attendent.
Bon de souscription