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  • UEF France - AG 2012 : Motion pour l'action
    L’année 2012 sera décisive pour l’Union Européenne.

    On voit bien désormais que ce qui est en jeu ce n'est ni plus ni moins que l’avenir des peuples européens et de leur civilisation commune. Un nombre croissant de commentateurs, de penseurs et d'élus constate à présent que seule une évolution fédérale des institutions apportera, sans alternative, une réponse à la hauteur de ces enjeux.

    Mais il est clair aujourd'hui qu'elle n'est pas possible sans le soutien des peuples qui la composent. Une information éclairée par des débats ouverts est le préalable incontournable à toute expression démocratique d'une opinion publique libre. Malheureusement, le peuple de France a longtemps été égaré par les nombreux discours démagogiques qui lui masquaient délibérément la véritable nature du fédéralisme, moyen le plus abouti d'approfondir la démocratie en rapprochant les prises de décisions des citoyens qu'elles concernent. L'Europe est au service des citoyens. Elle ne peut pas être abandonnée au bon vouloir des lobbies financiers. Elle doit réaffirmer la dimension de l'économie sociale de marché. Son avenir ne peut résulter de décisions prises dans l'ombre en vertu d'une fausse urgence pour tenter de corriger la longue et coupable incurie des gouvernements nationaux.

    L'UEF-France doit prendre l'initiative d'organiser des « Assises du fédéralisme » qui prendront place le plus tôt possible au cours de l'année 2012.


    Cette année 2012 sera également décisive pour la France dont les citoyens auront à choisir un(e) président(e) de la République ainsi que leurs députés à l’Assemblée Nationale.

    L’UEF-France se doit d’être présente dans le débat électoral, non pour soutenir tel ou tel candidat, ou tel ou tel parti politique, mais pour demander que les candidats aux élections présidentielles et législatives adhèrent au Pacte fédéraliste.


    L’UEF n'entend pas mener seule l'organisation d'Assises et souhaite que ses partenaires assument le pacte fédéraliste. Elle doit donc construire un partenariat avec les associations et les mouvements représentant la société civile européenne organisée qui militent aujourd’hui pour l'organisation fédérale de l’Europe.
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  • UEF-France : un communiqué et une résolution de politique générale
    Communiqué de presse

    Les fédéralistes européens refusent un nouveau traité donnant la prépondérance aux gouvernements des États membres

    Réunis en assemblée générale le samedi 28 janvier à Lyon, les militants de l’Union des Fédéralistes Européens-France, dénoncent la perspective d’un nouveau traité qui alourdirait le fonctionnement actuel de l’Union et écarterait les institutions européennes au bénéfice des gouvernements.

    Faisant référence à l’histoire, sur laquelle tout projet d’avenir doit s’appuyer pour ne pas en reconduire les erreurs, voire les horreurs, les fédéralistes européens craignent que le renforcement des pouvoirs du Conseil Européen (réunion des Chefs d’États et de gouvernement des États membres) fragilise soixante années de construction européenne.

    En conséquence, les fédéralistes demandent :

    - que le Parlement Européen prenne l’initiative, conformément aux pouvoirs que lui confère le Traité de Lisbonne, d’exiger la convocation d’une Convention afin de réviser ce traité ;

    - que le budget de l’Union soit revalorisé de manière significative afin de permettre le développement de politiques européennes pouvant assurer la relance de l’économie et la solidarité entre Européens ;

    - que les formations politiques préparent, dès à présent, les élections européennes de 2014 auprès de nos concitoyens et fassent adopter la création d’une circonscription transnationale où seraient élus un certain nombre de députés européens.


    Contact : Mail : uef.france@gmail.com



    Résolution de politique générale

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  • Pour une Union Fédérale tout de suite
    À l'initiative du très actif Movimento Federalista Europeo – Italia, l'équivalent italien de l'UEF-France, nous vous invitons instamment à signer et à faire circuler autour de vous l'appel ci-dessous dont l'opportunité et le caractère d'urgence n'échapperont à aucun européen fervent.

    Après avoir téléchargé, imprimé et signé ce texte, le renvoyer (de préférence en pièce jointe à un courriel) à :
    Movimento Federalista Europeo
    Segreteria Nazionale
    Via Villa Glori 8
    IT-27100 Pavia
    Italie

    Courriel : Mail : mfe@mfe.it

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    Appel des Fédéralistes Européens
    POUR UNE UNION FÉDÉRALE TOUT DE SUITE !


    Les fondements de l’unité et de la solidarité entre les peuples européens sont gravement menacés. C’est l’avenir de l’Europe qui est en jeu. Il est du devoir des décideurs politiques de trouver les instruments adéquats pour une action immédiate.

    Toutes les tentatives pour juguler la crise en utilisant les instruments et les institutions ordinaires ont échoué. Sans un projet européen majeur permettant la poursuite de la croissance et du développement de l’ensemble du continent, les sacrifices engagés au niveau national pour combattre la crise de la dette ne suffiront pas pour regagner la confiance des marchés financiers et du reste du monde. Il n’est pas non plus possible d’écarter plus longtemps la question cruciale de la légitimité démocratique et par là de perpétuer une situation dans laquelle on demande à une poignée de gouvernements et de parlements nationaux de décider pour les autres, lesquels, en retour, attendent que les décisions aient déjà été prises pour les remettre en question, leur ôtant ainsi crédibilité, efficacité et opportunité.

    C’est pourquoi les fédéralistes européens s'adressent aux hommes et aux femmes appartenant aux institutions, partis, mouvements politiques
    ainsi qu’aux sociétés civiles
    nationaux et européens
    et leur rappellent :


    - qu’une nouvelle initiative politique de la part des pays membres de l’Eurogroupe est indispensable et urgente afin d’établir les fondations d’une fédération européenne selon une méthode constituante démocratique : il est nécessaire de montrer tant aux européens qu’au reste du monde que le projet européen peut être relancé et que la volonté existe de gérer démocratiquement et au niveau supranational la sortie de la crise présente ;

    - que les décideurs politiques doivent indiquer sans perdre le moindre temps l’échéancier et les modalités de cette transition, ainsi que l’architecture institutionnelle par laquelle il sera possible de gérer la coexistence de la future Fédération (laquelle doit rester ouverte à tous ceux qui voudront la rejoindre) avec les autres états membres de l’UE qui ne voudront pas ou ne seront pas encore en état d’en faire partie.

    - que des efforts doivent être accomplis immédiatement pour promouvoir toutes formes de mobilisation de l’opinion publique en faveur d’un “New Deal” européen et pour appuyer de réels transferts de souveraineté entre niveaux national et européen dans les domaines des politiques fiscale, budgétaire, économique, étrangère et de sécurité, en utilisant d’abord et avant tout l’instrument de l’initiative citoyenne européenne que nous fournissent les traités actuels.

    L’extrême gravité des moments historiques que nous vivons ne nous laisse plus le moindre temps ni ne nous permet la moindre excuse : c’est maintenant que nous devons agir, avant qu’il ne soit trop tard.




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  • L'Europe en danger ! – Faisons barrage à la xénophobie !
    L'Europe ne se développera plus et elle ira vers sa perte, si ses citoyens prêtent négligemment l'oreille aux propos xénophobes et –pire !-- s'ils font preuve de la moindre indulgence envers les actes politiques et administratifs qui les traduisent concrètement en textes législatifs et réglementaires. Il faut, dans ce domaine, appliquer la tolérance zéro !

    Sous le prétexte fallacieux de la lutte contre l'insécurité, un nombre croissant de gouvernements européens entend faire obstacle à la libre circulation des personnes sur le territoire de l'Union.

    S'il ne s'est traduit que tardivement dans les accords de Schengen, consolidés dans le traité d'Amsterdam, le principe de la libre circulation était inscrit dès 1957 dans le traité de Rome. Il constitue l'un des fondements de l'union dans la diversité du sous-continent européen. L'attaquer ne peut qu'aboutir à réduire délibérément l'Union européenne à une zone de libre échange des marchandises.

    Nous, fédéralistes européens, devons, au-delà de nos préférences politiques nous opposer vigoureusement à cette inimaginable régression. En tant que mouvement de militants, nous demandons à toutes les organisations fédéralistes et pro-européennes de saisir sans délai les instances compétentes : chefs d’état et de gouvernement, parlements nationaux, Commission Européenne, Parlement Européen, afin qu’un terme soit mis à cette intolérable trahison de l’esprit qui a présidé à l’édification de l’Union Européenne.

    Nous réaffirmons la nécessité de parvenir dans les délais les plus brefs à la création d’une Fédération des États et citoyens d’Europe (à partir de certains d’entre eux dans un premier temps), seule réponse aux problèmes et aux incertitudes qui mettent en péril l’équilibre des relations entre le nord et le sud.
  • Les fédéralistes européens appellent au respect de la liberté de la presse
    Les fédéralistes français rappellent avec fermeté que tout pays membre de l’Union européenne doit respecter les principes fixés par les Traités et par la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens.

    Parmi ces principes, figure celui de la liberté d'expression et d'information, ainsi formulé par l'article 11 de la Charte :

    1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations et des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières.
    2. La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.


    L'Union des fédéralistes européens (UEF France) invite les Institutions de l'Union -notamment la Commission, gardienne des Traités- à veiller scrupuleusement au respect de ces principes par tous les Etats membres, particulièrement celui qui, exerçant la présidence semestrielle du Conseil, doit faire preuve d'une conduite irréprochable dans ce domaine, tant vis à vis des autres Etats membres que des Etats tiers à l'Union européenne.
  • Fédéralisme : Réponse à Hubert Védrine
    giraud.jpgEn cette fin d'année durant laquelle le nationalisme a repris de la vigueur dans tous les pays de l'Union, un article d'Hubert VEDRINE, paru le 10 septembre dans le journal "Libération" accusait le fédéralisme d'alimenter inutilement la méfiance des peuples.

    Devant un tel mensonge, l'UEF-France ne pouvait rester muette. C'est pourquoi son président, Jean-Guy GIRAUD, a adressé la lettre suivante au rédacteur en chef de "Libération"

    "A ce niveau de généralités , on ne peut qu'être en... désaccord " avec l'article de M . VEDRINE . Permettez moi donc - au vu de la gravité de l'accusation portée et en tant que Président de l'Union des Fédéralistes européens-France - d'exprimer mon opposition de principe à la thèse soutenue par l'ancien Ministre des Affaires étrangères de la France et de me limiter à quelques observations simples :

    1. le but des fédéralistes européens du XXI ème siècle est tout simplement de donner aux États du continent européen les moyens de survivre politiquement , économiquement et culturellement à une mondialisation en marche accélérée

    2. cette survie ne peut être assurée que collectivement , en renforçant l'unité et la solidarité internes entre les États européens d'une part et en leur donnant une capacité de défense et de projection externes de leurs intérêts communs d'autre part

    3. cet objectif passe inévitablement par une longue et lourde entreprise d'unification , d'harmonisation et de coopération forcément conduite par des institutions communes - par nature permanentes et vouées à l'intérêt général - représentant à la fois les États et les peuples européens

    4. cette entreprise se poursuit inlassablement depuis plus de cinquante ans , sans que personne ne puisse prétendre sérieusement, ni qu'elle fut inutile, ni qu'elle soit achevée

    5. le fédéralisme européen n'a pas la naïveté de nier la permanence des nations qui forment l'Europe . Mais il a le devoir de dénoncer le nationalisme nostalgique - plus ou moins bien déguisé - de certains dirigeants nationaux et les adhérences corporatistes de certains appareils d'état

    6. quant à la question du Fédéralisme comme moyen d'unir les peuples , les nations et les États, il mérite effectivement un débat d'une autre ampleur qui pourrait s'inspirer par exemple - non pas d'une vague référence à George Washington - mais d'une (re)lecture des "Federalist Papers" ou même (restons français!) de "La démocratie en Amérique" d'Alexis de Tocqueville

    7. En conclusion , l'Union des fédéralistes Européens-France estime que c'est bien" le nationalisme qui alimente inutilement la méfiance des peuples "européens vis à vis de l'entreprise européenne et se déclare prêt à en débattre publiquement.


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