
2010 se retire, laissant le souvenir d’une année difficile où
le grand coup de froid qui a saisi l’Union européenne et surtout l’euro, nous laisse fébrile.
Il ne convient pas de revenir en détail sur cette année chaotique, si ce n’est pour souligner que, malgré la crise, malgré les divergences entre les pays membres et malgré le mordant des marchés financiers, l’euro résiste et les modalités de le préserver sont en place.
Alors, que l’année 2011 nous appelle à l’optimisme, même si celui-ci doit rester prudent. Les difficultés ne sont pas levées. La prépondérance du Conseil européen dans le fonctionnement de l’Union n’est pas satisfaisante. La discrétion de la Commission, qui compte cependant nombre de membres de qualité, n’est pas digne. Quant au Parlement européen, il manque d’audace et de perspective, ce en quoi il est décevant.
Pour autant, il ne faut pas se laisser engourdir par le froid.
Il faut d’abord souhaiter au Parlement qu’il prenne toute sa place sur l’échiquier politique européen et qu’il soit l'éclaireur dont ont besoin les cinq cents millions d’Européens qu’il représente.
C’est en s’appuyant sur cette institution que l’UEF-France poursuivra sa campagne pour les « États-Unis d’Europe », en essayant d’y associer le plus grand nombre de partenaires. Quant à ses instances dirigeantes, elles insisteront sur la nécessité d’un vrai sursaut d’ici à 2014, année d’élections européennes.
Tous nos vœux de fédéralistes vont donc à une Union en bonne santé, dynamique et porteuse d’espoir. Nos souhaits sont aussi pour une union toujours plus étroite entre les peuples d’Europe et l’avènement d’une fédération européenne, seule entité politique supranationale capable de nous situer parmi les premiers pupitres, dans le grand orchestre du monde.
Alors, qu’avec cet espoir, notre perchoir européen se dégel et que 2011 radieux soit l’année des fédéralistes, des humanistes et des artisans de la paix.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous